Introduction à la démonologie

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Introduction à la démonologie

Dans notre article sur les origines de la Création nous remontons plus loin dans le temps, au-delà de la genèse des cosmogonies de notre monde, qui reconnaissent Un Créateur et des Créatures comme nos traditions monothéistes, cependant on ne peu ici entrer dans le détail de la Création mais afin de pouvoir se protéger, lutter, connaitre l’ennemi, connaitre le démon, il nous faut parler de la démonologie et étudier quel que peu ses êtres… Dans cette série d’articles nous allons parler des démons, de ce qu’ils sont réellement, ceux afin que le fidèle, le croyant et tous ceux qui cherchent à comprendre, connaitre, se protéger, se défendre le puisse sans entraves…

L’Enfer

Les premières traces de l’Enfer sont mésopotamiennes environ 2 000 ans av. J.-C.. Selon les mésopotamiens, le monde est divisé en deux parties : l’« En-Haut », dirigé par les dieux des vivants, et l’« En-Bas », dirigé par les dieux des morts. Entre les deux, le monde des vivants flotte sur l’Absû, le lac d’eau douce. Pour les Sumériens et les Akkadiens l’Enfer est l’« En-Bas », le « Pays sans retour », le « Kur » ou « Ki » en sumérien, la « Terre » ou la « Montagne », l’« Arallû », le « Grand En-bas », l’« Irkalla », la « Grande Cité » ou la « Grande Terre », le lieu où se retrouvent les morts. Les documents écrits rassemblant le plus d’informations sur les enfers mésopotamiens sont des récits comme l’Épopée de Gilgamesh, les différentes versions de la Descente d’Inanna aux Enfers ainsi que  les différents récits ou lamentations annexes ou le mythe de Nergal et Ereshkigal. Des informations précieuses sont également issues de la compilation de textes funéraires, de lamentations et de descriptions d’exorcismes visant à renvoyer les morts à leur place. Le mythe de la Descente d’Inanna aux Enfers et sa version akkadienne présentent tous deux une longue description des Enfers.

À la lecture des deux œuvres, l’entrée du monde des morts, lieu de damnation éternelle, se trouve au palais du Ganzer que l’on atteint après une longue marche vers l’Ouest à travers une large steppe et de nombreuses montagnes par « le Chemin à l’aller sans retour ». Derrière le palais, se trouvent sept murailles percées de sept portes successives qui mènent au cœur des Enfers.

D’après d’autres sources cunéiformes on accède aux Enfers par les anfractuosités des rochers ou les fissures sur le sol. Les morts, dont le corps est enterré dans une sépulture souterraine parfois sous la maison familiale peuvent trouver leur propre chemin pour l’« En-bas ». Avant de descendre dans les Enfers, le mort se transforme en « Etemmu » dit « Gedim » en sumérien. Les mésopotamiens ne cultivent pas encore l’idée de l’âme qui habite et anime le corps. Selon Jean Bottéro, l’Etemmu est une sorte de réponse à l’incompréhension du néant, du vide que laisse la personne disparue. L’Etemnu est une sorte de fantôme basé sur le souvenir que les vivants ont du défunt. Il apparaît sous forme d’ombres ou d’apparitions fugaces.

Par ailleurs, ce fantôme qui se trouve dans les Enfers peut-être rappelé par certaines personnes afin d’être interrogé par les vivants et, s’il devient indésirable, son renvoi vers le « Grand En-bas », devient également l’occasion d’un rite d’exorcisme où l’Etemmu qui hante les vivants est confié au dieu Tammuz, lors de sa redescente annuelle, afin qu’il les guide, en bon berger, vers l’endroit d’où ils ne devraient plus revenir. Déesse des Enfers, Ereshkigal est la « Reine du monde d’en dessous », la « Reine des morts » ou « Dame de la Grande Terre ». Elle représente la mort, mais, contrairement à sa sœur Inanna, elle donne naissance à des enfants : les jeunes gens qui meurent sur Terre avant leur temps. On lui attribue Gugalanna comme mari, le « Taureau du Ciel » dont elle porte le deuil dans la Descente d’Inanna aux Enfers. Un autre mythe akkadien, Nergal et Ereshkigal, fait d’Ereshkigal l’épouse du dieu Nergal10. Elle règne dans un « palais de lapis-lazuli » assistée par son vizir Namtar, dieu de la maladie et des épidémies, et par la scribe des Enfers, Geshtinanna, sœur de Dumuzi et épouse de Ningishzida. Elle s’accompagne également des sept Annunaki —

Des enfers & Traditions

L’Enfer dans le Judaïsme

Chez les juifs anciens, comme au sein des autres nations sémites, l’existence dans le sheol était considérée comme une perpétuation fantomatique de la vie terrestre, pendant laquelle les problèmes de cette vie terrestre prenaient fin. Le shéol était conçu comme un lieu souterrain où les morts menaient une vie léthargique. Plus tard, la prédiction du prophète du judaïsme Isaïe dans sa satire sur la mort du roi de Babylone, s’adressant en ces termes au tyran : « Te voilà shéol, dans les profondeurs de l’abîme » Isaïe 14 15, donna naissance à l’idée selon laquelle il existerait plusieurs profondeurs au Sheol, en fonction du degré de récompense ou de châtiment mérités. Quoi qu’il en soit, chez les Juifs, la notion d’éternité en enfer n’existe pas.

Dans le judaïsme de la période du Second Temple, et dans la littérature intertestamentaire, l’influence grecque peut être vue dans les idées juives de la demeure des morts :

L’Hadès juif – est devenue un lieu où les morts pourraient être conscients;

Sein d’Abraham – une zone délimitée de l’Hadès où les justes attendent la résurrection ;

Géhenne – le feu du Dernier Jour dans la Mishnahe.

Selon le christianisme

Les premiers écrivains chrétiens utilisèrent le terme « enfers » pour désigner les limbes des pères, dans lesquels les âmes des justes décédés avant l’avènement du Christ attendaient leur rédemption, et qui sont mentionnés dans le Symbole des Apôtres, « Il  descendit aux enfers ». Selon les légendes chrétiennes, le Christ apporta la rédemption à ces âmes saintes et elles montèrent au ciel. La plupart des patriarches ont d’ailleurs été considérés comme des saints au Moyen Âge. Le mot « enfer(s) » désigne ensuite le Purgatoire, lieu de purgation des péchés véniels et qui conduit toujours au ciel, et enfin le lieu de châtiment de Satan et des autres anges déchus ainsi que de tous les mortels morts sans s’être repentis de leurs péchés. Cette dernière interprétation est la plus acceptée de nos jours. La durée des châtiments en enfer a fait l’objet de controverses depuis les premiers temps du christianisme. L’écrivain et théologien chrétien du IIIe siècle Origène et son école, l’école d’Alexandrie, enseignaient que ces châtiments avaient pour but de purifier des péchés, et qu’ils étaient proportionnels à l’importance des fautes commises. Origène soutenait qu’avec le temps l’effet purificateur serait obtenu chez tous, même les mauvais, que le châtiment finirait par cesser et que ceux qui se trouvaient en enfer pourraient enfin avoir droit au bonheur. Sa doctrine fut condamnée par le deuxième concile de Constantinople en 553, principalement à cause de sa conception éternelle de l’âme. La croyance en un châtiment éternel en enfer devint par contre une caractéristique de l’Église catholique, principalement sous l’influence d’Augustin d’Hippone, mais aussi d’Anselme de Cantorbéry et de Thomas d’Aquin. Le Christianisme Orthodoxe, bien plus attentif à l’ensemble de la Philocalie comme aux écrits d’Isaac de Ninive, a toujours mis en évidence l’incompatibilité de l’Amour de Dieu avec l’idée d’un châtiment éternel. Dieu est miséricordieux et offre Son aide pour tous. C’est plutôt le pêcheur, par son impureté, qui est incapable de s’approcher de la Lumière de Dieu. Dans la doctrine Orthodoxe, Dieu n’a créé aucun enfer, mais cet endroit est plutôt un lieu de fuite de démons, d’anges déchus essayant de se maintenir loin de Dieu et par extension un lieu de fuite de ceux qui s’identifient aux démons. En Occident, la doctrine du châtiment éternel passa indirectement dans les symboles des Églises réformées, et fut fortement amplifiée par la suite dans certains mouvements protestants évangélistes modernes, parfois d’ailleurs reconnus comme sectaires par les gouvernements des pays les abritant. Souvent centre de la doctrine et moyen de conversion en masse, cette notion de châtiment éternel donne l’idée d’un Dieu confus car, d’une part cruel, puisqu’il maintient le châtiment pour toujours et d’autre part « Amour », car il envoie son Fils pour sauver la petite part de l’humanité qui suit la doctrine parfaitement.

Dénominations apparaissant dans les textes bibliques

Dans l’Ancien Testament :

Sheol : Genèse 37 35, 42 38, 44 29, 44 31, etc.

Hinnom : Jérémie 196, etc.

Dans le Nouveau Testament :

Hadès : Évangile de Matthieu 11 23, 16 18 ; Évangile de Luc 10 15 ; Actes des Apôtres 227-31. 1 ; Corinthiens 15 55 ; Apocalypse 1 18, 6 8, 20 13-14

Géhenne : Évangile de Matthieu 5:22,29,30, 10:28, 18:9, 23:15,33 ; Évangile de Marc 9:43,45,47 ; Lucas 12:5 ; Épître de Jacques 3:6.

Il n’existe en français aucun équivalent exact du mot hébreu sheʼôl שאול. Il s’agit du terme hébreu de l’Ancien Testament désignant le séjour des morts, les enfers. Il représente un lieu sombre et silencieux où les morts sont endormis, couchés dans la poussière. Même si, au cours des siècles suivants, l’enseignement grec de l’immortalité de l’âme humaine s’est infiltré dans la pensée religieuse juive, il n’en reste pas moins que le texte de la Bible montre que le shéol est la tombe commune aux hommes, un endroit où on est inconscient.Dans le livre de l’Ecclésiaste ou Qohélet, chap. 9 ver. 5-10 de la version T.O.B., œcuménique, il est dit :

« Les vivants savent en effet qu’ils mourront, mais les morts ne savent rien du tout… car il n’y a ni œuvre, ni bilan, ni savoir, ni sagesse dans le séjour des morts où tu vas. »

Selon le Psaume 146:4, « Leur souffle partira, en ce jour ils retournent à leur poussière, et ce jour-là, c’est la ruine de leurs plans »

Edition de T.O.B. ou « ruine de leurs pensées » dans la Bible de Jérusalem  et sa traduction catholique.

Bien que ces passages indiquent une inactivité, d’autres passages montrent que des vivants sont entrés en contact avec les morts de l’au-delà pour les interroger. Pourtant, Dieu dans le Pentateuque interdit à son Peuple de le faire. Le premier roi d’Israël selon la Bible, Saül, fait interroger par un médium à En-Dor, le prophète Samuel, mort depuis peu, sur l’issue d’une bataille. Il a effectivement reçu une réponse mais elle ne venait pas du prophète. Interprétation abusive ?1 Samuel ou 1 Rois dans certaines versions, chapitre 28. De son vivant, le prophète Samuel n’avait plus aucun contact avec le roi Saül qui avait perdu l’approbation de Dieu. De plus, le prophète Samuel respectait l’interdiction de Dieu de consulter des médiums Lévitique 19:31 ; Deutéronome 18:11,12. En réalité, le roi Saül a reçu une réponse de quelqu’un se faisant passer pour Samuel et voulant véhiculer l’idée fausse qu’il existe une vie après la mort. Interprétation abusive ? La Bible révèle que des anges ont rejeté l’autorité de Dieu Genèse 6:1-4, ils sont appelés démons. Ils sont capables de se faire passer pour des gens décédés afin de tromper les humains 2 Thessaloniciens 2:9.

 

L’hadès

 

« Hadès »  terme grec équivalent du mot sheol de l’Ancien Testament il apparaît dix fois dans les manuscrits grecs anciens : Matthieu 11:23 ; 16:18 ; Luc 10:15 ; 16:23 ; Actes 2:27, 31 ; Apocalypse 1:18 ; 6:8 ; 20:13,

 

Certaines traductions de la Bible rendent le grec haïdês par « enfer » mais des versions plus modernes mettent « monde des morts », « séjour des morts » ou « hadès ».

La géhenne

 

« Géhenne » vient de Gehinnon, ou Hinnom, vallée située au sud-ouest de la vieille ville de Jérusalem Jos. 15:8, où furent sacrifiés des enfants au dieu Moloch,2 Chroniques 28:3 ; 33:6 ; Jérémie 7:31-32

 

Ce lieu fut transformé en décharge publique par le roi Josias (Yoshiya) pour empêcher ce culte, 2Rois 23:10. À l’époque de Jésus, on y jetait les détritus, mais aussi les cadavres d’animaux morts, ainsi que les corps des criminels exécutés, les jugeant indignes d’une sépulture décente. Ceci pour préserver de toute souillure la ville où était rendu le culte, au Temple.  Pour entretenir ce feu continuellement afin de se débarrasser des immondices et éviter les épidémies, on versait régulièrement du soufre qui rendait ce feu perpétuel.

 

La géhenne fut ainsi associée au feu qui ne s’éteint jamais.

 

« Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la Vie que de t’en aller avec tes deux mains dans la géhenne, dans le feu qui ne s’éteint pas. » Marc 9:43.

 

Jésus se servit de ce lieu pour expliquer à ses contemporains que la géhenne symbolisait le châtiment définitif.

 

Lieu du feu éternel où, après le Jugement dernier, seront jetés le diable appelé également Satan, c’est-à-dire « l’Adversaire » et ses anges et les gens qui sont morts dans leurs péchés, Matthieu, chapitre 25, verset 41.

 

Le livre de l’Apocalypse chapitre 20, versets 10 à 15 explique :

 

« Et le diable […] fut jeté dans l’étang de glace et de soufre, où sont et la bête et le faux prophète ; et ils seront tourmentés, jour et nuit, aux siècles des siècles. 11 – Et je vis un grand trône blanc […]. 12 – Et je vis les morts, les grands et les petits, se tenant devant le trône ; et des livres furent ouverts ; et un autre livre fut ouvert qui est celui de la vie. Et les morts furent jugés d’après les choses qui étaient écrites dans les livres, selon leurs œuvres. 13 – Et la mer rendit les morts qui étaient en elle ; et la mort et l’hadès rendirent les morts qui étaient en eux, et ils furent jugés chacun selon leurs œuvres. 14 – Et la mort et le hadès furent jetés dans l’étang de feu : c’est ici la seconde mort, l’étang de feu. 15 – Et si quelqu’un n’était pas trouvé écrit dans le livre de vie, il était jeté dans l’étang de feu. »

On note que « la mort et l’hadès » y sont jetés, voulant exprimer la disparition de « la mort » et du « lieu d’attente des morts hades » pour l’éternité. Comme le dit le chapitre 20 verset 10 et verset 15 ils, c’est-à-dire le diable et ses anges et tous ceux qui ne sont pas inscrits dans le livre de vie, seront dans un état de souffrance éternelles  comme le disent les écris en Mathieu 13:49-50. Il en sera de même à la fin du monde. Les anges viendront séparer les méchants d’avec les justes, et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

 

Selon l’islam

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L’Enfer, appelé Jahannam, a sept portes et est destiné principalement aux mécréants comme châtiment suprême.

 

Jahannam est le concept de l’enfer dans l’islam, hérité de la Géhenne.

 

Selon le Coran, Allah seul sait qui est voué à cet enfer et qui ira au Jannah (paradis). Ceux qui ont ignoré ou feint de croire en Allah y demeureront après le Jour du jugement (Qiyamah), de même que les non-musulmans, mais pas les Gens du Livre (antérieurs aux nouveaux messages des prophètes : les juifs avant Jésus, les chrétiens avant Mahomet), qui seront pardonnés. Les musulmans infidèles (hypocrites ou criminels) iront en Enfer s’ils ne se repentent pas bien avant la mort, car Allah n’accepte pas le repentir sur le lit de mort.

 

Jahannam est le premier des sept niveaux dont l’enfer est composé, augmentant graduellement en souffrance1:

Jahannam est destiné à ceux parmi les gens du tawhîd qui furent pécheurs.

Saqar,

Lazâ,

Al Hutamah,

As Sa’îr,

Al Jahîm, pour les mécréants

Al Hâwiyah. Il s’agit du plus inférieur, il n’a ni sol, ni fin.

 

Dans cet enfer pousse le Zaqquum, un arbre épineux donnant des fruits amers brûlant l’estomac — ayant la forme de la tête du diable — (bien que personne n’ait vu le diable, nous imageons ce fruit doté d’une forme laide) que les damnés sont voués à manger pour accentuer leurs souffrances.De nombreux passages du Coran décrivent l’Enfer, par exemple :

 

Sourate 78, versets 21 à 26 : « L’Enfer demeure aux aguets, refuge pour les transgresseurs. Ils y demeureront pendant des siècles successifs. Ils n’y goûteront ni fraîcheur ni breuvage, hormis une eau bouillante et un pus comme rétribution équitable ».

 

Sourate 15, versets 43 à 44 : « Et l’Enfer sera sûrement leur lieu de rendez-vous à tous [ceux qui ont commis l’injustice]. Il a sept portes ; et chaque porte en a sa part déterminée ».

 

Sourate 39, verset 71 : « Et ceux qui avaient mécru seront conduits par groupes à l’Enfer. Puis quand ils y parviendront, ses portes s’ouvriront et ses gardiens leur diront : “Des messagers – choisis – parmi vous ne vous sont-ils pas venus vous récitant les versets de votre Seigneur et vous avertissant de la rencontre de votre jour que voici ?”. Ils diront : si, mais le décret du châtiment s’est avéré juste contre les mécréants ».

 

Les appellations des différents degrés de la demeure de la perdition sont tous citées dans le Coran mais dispersées dans plusieurs sourates et des dizaines de versets selon leur contenu. Leur ordre serait peut-être comme suit, du plus haut degré châtiment moindre au plus bas degré châtiment énorme selon Al-Dahhak :

 

  1. Le Feu de la Jahannam à destination provisoire des musulmans pécheurs.
  2. Le Brasier à destination provisoire des chrétiens pécheurs.
  3. Le Hoūtama à destination provisoire des juifs pécheurs.
  4. Le Feu ardent à destination des renégats, d’Iblis (Satan) et de ses partisans, de l’Antéchrist et des djinns mécréants.
  5. Le Saqâr à destination des mages, des sorciers et de ceux qui se prosternent devant les astres.
  6. La Fournaise à destination des mécréants et des associateurs.
  7. L’Abîme à destination des hypocrites, de Pharaon et de ses compagnons, et des gens qui ont mécru après le miracle de la table de Îsâ (Jésus).

 

Selon le bouddhisme

 

Dans la tradition du bouddhisme tibétain, les enfers sont un des six modes de la sphère des passions. La cosmologie traditionnelle décrit 16 enfers : 8 enfers brûlants, 8 enfers glacés, des enfers périphériques et des enfers éphémères. Il est dit que des renaissances dans ces états infernaux sont induites par des actes négatifs produits sous l’influence de la colère.

 

Par qui et comment sont produites

Les armes des habitants des enfers ?

Qui fait leur sol de métal brûlant ?

Et d’où viennent leurs brasiers ?

Le bouddha enseigna que tous ces phénomènes

Sont la production d’un esprit en proie aux passions

Shantideva, Bodhicaryâvatâra.

Yanluowang le roi Yanluo est un dieu chinois d’origine bouddhiste, gardien et juge de l’enfer. C’est une divinité secondaire également présente au Japon sous le nom d’Enma.

Le maître bouddhiste zen Taisen Deshimaru a dit : « L’enfer ne se trouve pas dans un autre monde, il existe dans notre esprit ».

 

Des Enfers dans la Grèce et le monde Antique

 

La formation des enfers selon la Grèce antique est bien différentes des autres traditions antiques, mais pas tant que cela, les Dieux des Enfers sont personnifiés de façon totalement différentes selon notre croyance, les Egyptiens, les Romains, les Druides, avaient une toute autre conception. Bien que la terre soit le lieu « principal » de privation, il n’en reste pas moins que l’étendu des enfers, est probablement au-delà de notre univers, de notre monde matériel, dans des univers imperceptible pour nous autres humains. L’enfer est décris par les religions de tout temps, par les poètes, les érudits et bien d’autres, mais son organisation finale, bien que quelque fois identique, semble aussi être de l’avis de son auteur ou en harmonie avec le siècle et de ses croyances, ou est rédigé le recit.

 

L’Hadès

 

Dans la mythologie Grec l’hadès est un lieu souterrain où règne le dieu

Hadès c’est la raison pour laquelle on parle souvent de « royaume d’Hadès » ou de l’Hadès, le Dieu Hadès y vit avec sa femme, la déesse Perséphone. Les Enfers de la mythologie grecque ne sont pas semblables à l’enfer du christianisme comme beaucoup d’autres domaines de croyances. Les Romains nommaient les Enfers Infernien, revenons à l’Hadès. Le royaume d’Hadès est l’endroit où toutes les âmes vont pour être jugées après la mort. Elles sont retenues comme des ombres sans force ni sentiment, pure présence d’un passé à jamais aboli, et qui peuvent reprendre vie quand on les évoque, en général par une libation de sang à même le sol. Les Enfers sont gardés par un chien à trois têtes, Cerbère. Les détails de la description du devenir des « âmes » après la mort évoluent avec l’orphisme et Platon. Plusieurs séjours des morts sont distingués clairement et il s’introduit le règlement d’un jugement post-mortem, fondé sur les qualités et les défauts de chacun, devant un tribunal présidé par Minos, Éaque et Rhadamanthe.

 

Erèbe

 

Dans la mythologie grecque, Érèbe en grec ancien Ἔρεϐος / Érebos, en latin Erebus est une divinité primordiale et infernale née du Chaos, personnifiant les ténèbres, l’obscurité des Enfers. Il est le frère et époux de Nyx – la Nuit- , avec qui il a engendré d’abord Éther – le Ciel supérieur – et Héméra  – le Jour – mais aussi Éléos – la Pitié -, Épiphron – la Prudence et Charon, le passeur des enfers. Suivant certains auteurs, ils ont également engendré Géras ensemble.

 

Les champs Élysées

 

Les champs elysées sont une partie des Enfers, où, selon la religion grecque et la religion romaine, séjournaient les âmes vertueuses après la mort. C’était la quatrième division des Enfers, suivant les Grecs, et la septième, suivant les Romains.

Le pré de l’Asphodèle

Le pré de l’Asphodèle, est l’endroit commun des défunts où les esprits mènent une existence insubstantielle. Le pré de l’Asphodèle ou prairie de l’Asphodèle, parfois aussi appelé champ de l’Asphodèle ou plaine des Asphodèles est un lieu des Enfers. C’est l’endroit où séjournent la plupart des fantômes des morts, qui y mènent une existence in-substantielle et sans objet. Ce sont les âmes qui n’ont commis ni crime, ni action vertueuse qui y séjournent. Les âmes des défunts y séjournent éternellement sans but et patientent éternellement. C’est par ailleurs dans ce pré que se trouve le palais des deux souverains des Enfers. Les champs du châtiment, lieu où sont châtiées les âmes fautives.

L’île des Bienheureux

Ou îles Fortunées, sont un lieu mythologique situé aux extrêmes limites du monde, que l’on a tenté d’identifier au cours des âges avec des îles de la côte atlantique de l’Afrique.

Dans la mythologie grecque, les îles des Bienheureux sont un lieu des Enfers où les âmes vertueuses goûtaient un repos parfait après leur mort. Elles étaient placées aux confins occidentaux c’est-à-dire le Nord-Ouest de l’Afrique, donc dans l’Océan Atlantique. Leur fonction et leurs caractéristiques les rendent très semblables aux champs Élysées. Elles ont notamment été décrites par Pindare dans ses Olympiques et par Hésiode.

Parmi les « bienheureux » séjournant dans ces îles mythiques, on retrouve selon les auteurs  Achille, Alcmène, Cadmos, Harmonie, Diomède, Lycos, Médée, Pélée, Pénélope, Eurydice, Nestor, Rhadamanthe, Télégonos, les tyrannoctones, Anchise… Les habitants de telles îles, délivrés des besoins terrestres, se consacrent en effet entièrement à la contemplation. Si nous étions dans les îles des Bienheureux, quel besoin aurions-nous de l’art oratoire, puisqu’il n’y a pas là de procédures judiciaires ? Quel besoin aurions-nous des vertus de justice, de courage, de maîtrise de soi, et même de l’intelligence éthique?

Seules la connaissance et la contemplation pure seraient encore désirables, c’est ce que montre Cicéron dans son Hortensius, à la suite d’Aristote qui emploi ce mythe dans son Protreptique ; et pour cette vie de pure contemplation, le véritable modèle des îles des bienheureux du Protreptique, cette terre rêvée d’un autre monde philosophique, c’est la tranquillité du cabinet de travail dans le jardin retiré de l’Académie.

Le Tartare.

 Hypnos (le Sommeil) et Thanatos, son frère (la Mort), séjournaient dans le monde souterrain, d’où les rêves montaient vers les hommes. Ils passaient par deux portes, l’une faite de corne, pour les rêves véridiques, l’autre d’ivoire, pour les rêves mensongers. Dans la mythologie grecque, Tartare du grec ancien Tártaros est le nom d’une des divinités grecques primordiales. Il s’agit d’un lieu à la porte de fer et au seuil de bronze, où l’on expie ses fautes, où toutes les formes de torture physique ou psychologique sont représentées. À l’intérieur, il renferme les plus grands criminels.  Région aride, brumeuse, sans vie et monotone avec parfois des étangs glacés, des lacs de souffre ou de poix bouillante. L’endroit est entouré par des fleuves aux eaux boueuses, des marécages à l’odeur nauséabonde, qui forment un rempart pour que nulle âme n’échappe à sa peine.

La distance du Tartare jusqu’à la surface est égale à celle qui sépare les cieux de la surface. Il soutient en outre les fondements des terres et des mers. Dans cette vaste région s’élevait également le palais d’Hadès, pourvu de nombreuses portes et peuplé d’autels innombrables. Selon les mythes fondateurs il aurait émergé du Chaos primordial après Gaïa la Terre et avant Nyx La nuit. Tartare n’aurait pas eu de réelle compagne selon les mythes fondateurs grecs.  Il aurait néanmoins eu un garçon Typhon et une fille Échidna avec Gaïa la Terre. Cependant la naissance de Typhon est souvent attribuée à Héra qui l’aurait engendré seule pour se venger de Zeus d’avoir engendré seul Athéna. Le Tartare passe pour une prison située dans les Enfers, protégée par un triple rempart d’airain autour duquel coule le Phlégéthon et bouclée par une porte en fer fabriquée par Poséidon. Ceux qui ont péché durant leur vie, notamment envers les dieux, sont condamnés à y subir des châtiments éternels. Dans son « Économique »,Xénophon représente Tantale dans les Enfers comme quelqu’un sans cesse tourmenté par la peur de mourir une fois de plus, et Platon fait remarquer dans son dialogue intitulé « Gorgias » que l’on ne retrouve que des criminels et meurtriers puissants dans le Tartare, mais non de simples mortels, si méprisables soient-ils. On retrouve  enfermés dans le tartare : Tantale, Sisyphe, Ixion, Tityos, les Danaïdes, les Titans, les Hécatonchires deux fois : une fois par Ouranos puis par son fils Cronos, après la Titanomachie, Zeus les y renvoya mais en tant que gardiens et les Aloades. Campé en est la gardienne, elle personnifie le Tartare, l’endroit le plus bas du monde souterrain : la distance du Tartare jusqu’à la terre était égale à celle qui sépare les cieux de la terre selon les Anciens. Le Tartare soutient en outre les fondements des terres et des mers.

Voir le répertoire démoniaque

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